Alors, DESAR ou MIR?

Ca change quoi tout ça ?

Mais qu’est ce que c’est la R3C ?

 

La réforme du 3ème cycle, ou R3C, est une réforme de l’internat qui va entrer en vigueur dès novembre 2017 pour les nouvelles promotions d’internes, donc pour vous dès demain !

Elle a pour but d’uniformiser les formations d’internes, en faisant disparaitre les DESC pour ne laisser que des DES, au nombre de 42 : c’est une filiarisation de l’internat, poussant à une plus grande pré détermination et spécialisation précoce des internes : DES d’allergologie, médecine infectieuse, ...

Elle vise également à égaliser les formations et les maquettes, en réglementant les différentes phases d’apprentissage et en les sanctionnant par des examens validant. Ainsi, le ministère souhaite également se mettre en accord avec la réglementation européenne.

Pour cela, il souhaite instaurer un nouveau schéma, commun à toutes les spécialités, en 3 phases :

 

- La phase 1, dite phase socle, d’un an, pour l’acquisition des connaissances de base

 

- La phase 2, de durée variable, dite d’approfondissement. A la fin de cette phase, l’interne devra passer sa thèse de doctorat, et être thésé pour accéder à la phase 3.

 

- La phase 3, dite phase de consolidation, d’un an, correspondant à la une mise en responsabilité sous la forme d’un assistanat obligatoire pour tous.

 

La durée des stages de phase 3 (un an ou 6 mois) et leur condition d’accès (par big matching, volonté du coordinateur ou choix de l’interne) ne sont pas encore clairement définies.

 

Par ailleurs, les remplacements ne seront accessibles qu’après la thèse.

 

Des sur spécialités seront accessibles par des Formations Spécialisées Transversales (FST), mais leur accès sera régulé et soumis à candidature sur dossier au coordinateur de DES. Leur nombre et leurs intitulés exacts ne sont pas encore connus.

 

En créant 42 DES, la R3C voit l’apparition de nouvelles spécialités : l’allergologie, la médecine d’urgence... et le co-DES AR-MIR.

C’est quoi un co-DES ?

Un co-DES, c’est une formation commune à plusieurs spécialités : il en existe 2 principaux, celui d’ARMIR, et celui de Maladie infectieuses- Médecine interne.

 

Pour ces spécialités, les enseignements et les stages sont communs pendant toutes la phase socle, puis les internes continuent dans la phase 2 de la spécialité qu’ils ont choisie.

 

Pour l’instant, ce choix interviendra en post –ECN directement ; ainsi les futurs internes choisiront par exemple directement s’ils veulent faire Anesthésie-Réanimation ou Médecine Intensive Réanimation pour les choix post-ECN, avant de passer un an en socle commun.

Cependant, cette disposition peut encore évoluer, afin de permettre aux étudiants de découvrir les 2 spécialités au cours de la phase socle avant de faire leur choix ; c’est l’option défendue par le SNJAR, pour que chaque interne puisse faire un choix objectif et informé.

Et le DESARMIR alors ?

Dans le cadre de la R3C, le DESAR-MIR a vu le jour : il s’agit d’un co-DES, organisé ainsi :

 

- Une phase socle commune d’un an, comprenant obligatoirement un stage d’anesthésie et un stage de réanimation , et des enseignements communs aux deux spécialités

 

- Des phases 2 et 3 séparées en deux DES différents, l’Anesthésie Réanimation (AR) et la Médecine Itensive Réanimation (MIR).

 

DESAR ou MIR ? Comment faire son choix ?

 

Dans le tableau suivant, nous reprenons les différences qui peuvent exister dans les deux formations, mais aussi dans leur futur exercice !

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 L'Arrêté du 6 Juillet 2017  a décidé du nombre de postes attribué à chaque spécialité : ainsi, l’AR a obtenu 445 postes, et la MIR 64, au niveau national.  

Cela me permettra-t-il de travailler en réanimation après l'internat ? 

- OUI ! Avec cette répartition entre AR et MIR, qui a été le fruit d'un dur labeur des 2 spécialités, les internes actuels et ceux à venir pour les prochaines années pourront exercer à la fois au bloc opératoire, dans les services de soins continus (USC) ou dans les différents services de réanimation selon leurs souhaits.   

- Un Anesthésiste-Réanimateur conservera donc son statut et sa fonction de médecin Anesthésiste-Réanimateur. #AnesthDoncRéa

 

- Nous restons cependant vigilants sur les capacités de formation des internes dans les services de réanimation. En effet, les besoins se trouvent augmentés : 445 AR, 64 MIR, et les 460 MU (médecine urgence) vont se retrouver en choix dans les services de réanimation. Nous réfléchissons aux différentes pistes d'amélioration de la répartition des internes tout au long de leur cursus.

Pour ceux n'ayant pas encore fait leur choix, voici une vidéo réalisée par le groupe jeune de la SFAR.

© 2017 SNJAR

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